Ethnométhodologie à plusieurs : lectures, lectures critiques et terrains

L’ethnométhodologie a été une des premières orientations de recherche en sciences sociales à déplacer le regard du sociologue à hauteur des pratiques ordinaires, sur l’ « ordre sociale en train de se faire ». Mais quel est exactement le programme de l’ethnométhodologie ? Et qu’est-ce que l’ethnométhodologie peut-elle offrir au chercheur aujourd’hui ? Ce cycle de séminaire doctoral a pour but de rassembler des doctorants et des chercheurs dans un effort commun d’appropriation critique du texte fondateur, des lignes théoriques et des méthodes d’enquête de l’ethnométhodologie.

Introduction

Beaucoup de recherches qualitatives en sciences sociales soulignent l’intérêt de la démarche d’enquête de terrain en tant qu’elle permet de rendre compte des pratiques des acteurs, des activités concrètes et des réalités sociales en train de se faire. Avec un remarquable entêtement, l’ethnométhodologie a participé à placer la focale du sociologue à hauteur des pratiques. Si la « radicalité », le « localisme » ou le positionnement « anti-théorique » de l’ethnométhodologie restent relativement circonscrits à ce courant, il en va tout autrement des concepts et des formules qui caractérisent son orientation : des notions comme celles de réflexivité, routine, connaissance de sens commun, raisonnement pratique etc. sont aujourd’hui largement répandues en sociologie (Ogien 2010, p.8).

Pour autant, le sens du projet de l’ethnométhodologie et des notions qui alimentent son programme restent discutés parmi les spécialistes (Amiel 2010, p.9) et peuvent apparaître obscures pour qui s’y intéresse à tâtons. La seule lecture des premières pages de l’ouvrage fondateur de ce courant, Recherches en ethnométhodologie (Garfinkel 2009), permet de s’en convaincre. Et la question qui chapeaute le chapitre premier peut longtemps rester en suspens : Qu’est-ce que l’ethnométhodologie ?

Objet du séminaire

Ce séminaire d’introduction à la lecture de Recherches en ethnométhodologie a pour objectif premier de rassembler des doctorants et des chercheurs dans un effort commun d’appropriation critique du texte fondateur, des lignes théoriques et des méthodes d’enquête de l’ethnométhodologie. Trois grands questionnements directeurs peuvent être dégagés pour formaliser ce travail collectif d’appropriation :

  • Qu’est-ce que l’ethnométhodologie ? Quelles sont ses origines, sa généalogie, son positionnement dans l’histoire des sciences sociales ?
  • Quel est le projet ou le programme de l’ethnométhodologie ? Qu’est-ce qu’elle prétend montrer du monde social ?
  • Quelles sont les « atouts » et les limites de l’ethnométhodologie ? Quelles ressources théoriques et méthodologiques offre-t-elle au chercheur ? Mais aussi, qu’empêche-t-elle ou ne permet-elle pas de faire ?

Ensuite, dans ce mouvement d’appropriation, des questions transversales à divers courants de recherche en sciences sociales seront abordées, et porteront l’intérêt du séminaire au-delà de l’ethnométhodologie elle-même. Étant donnée la forme particulière de son organisation (voir ci-dessous), seul le cours effectif du séminaire décidera de l’orientation de ces problématiques. Celles-ci pouvant toucher, à titre d’exemple, au statut donné aux collectifs et aux institutions dans l’analyse sociologique (Fornel, Ogien, et Quéré 2000), à l’opération scientifique de montée en généralité, aux méthodes d’enquête propres à l’ethnométhodologie et aux sciences sociales qualitatives plus « classiques », etc.

Enfin, l’orientation du séminaire pourra aboutir à un questionnement plus « pragmatique », relatif au « coût » et à l’« utilité » de l’ethnométhodologie pour le chercheur. Finalement, que faire de l’ethnométhodologie ? On comprendra que chacun abordera cette question de manière singulière, mais que sa discussion collective pourra s’avérer stimulante.

Organisation et programme du séminaire

Ce séminaire doctoral suppose un engagement régulier des participants, avant et au cours de chaque séance. La lecture préalable de textes pour chaque séance et la présentation d’un commentaire ou d’un travail de terrain lors d’une séance sont attendus. L’inscription du séminaire dans le cadre de l’École doctorale thématique en sciences sociales (EDTSS) implique la prise des présences et la valorisation de la participation au séminaire pour la formation doctorale des doctorants à hauteur de 5 ECTS.

À l’exception des séances introductive et conclusive (1ère et dernière séance), chaque séance du séminaire se tiendra à un rythme hebdomadaire, durera environ 2h30 et sera découpée en 2 modules d’environ 1h chacun (souvent, 1h + 1h = 2h30). Lors du 1er module, après être revenus brièvement sur le contenu de la séance précédente, nous nous consacrerons à la (re)lecture collective d’un court extrait de Recherches en ethnométhodologie (environ 10-15 pages) et partagerons nos réflexions et interprétations tout au long de la lecture. Lors du 2nd module, nous écouterons l’exposé d’un participant et poursuivrons collectivement la réflexion.

Chaque participant sera en effet invité, lors d’une séance de séminaire, à partager une réflexion dans le cadre d’une courte présentation (20-30min environ). Celle-ci peut s’articuler autour d’un compte rendu d’un « texte secondaire » qui commente, critique ou éclaire Recherches en ethnométhodologie et/ou l’ethnométhodologie, ou autour d’un travail empirique susceptible de mettre nos lectures à l’épreuve du terrain. La fin du second module laissera place à la discussion.

Le travail attendu de la part des inscrits consiste donc d’une part, dans la préparation et la participation à la lecture collective d’extraits de Recherches en ethnométhodologie pour chaque séance hebdomadaires et d’autre part, dans la présentation d’une lecture secondaire ou d’un travail de terrain lors d’une séance.

Organisation du séminaire : tableau des activités d’une semaine type

Travail préparatoire individuel Déroulement d’une séance hebdomadaire (environ 2h30)
Pour chaque participant, chaque semaine Pour chaque participant (seul ou éventuellement en binôme), une seule fois au cours du séminaire 1er Module (environ 1h) 2ème module (environ 1h)
Lecture superficielle d’un extrait de Recherches en ethnométhodologie (environ 10-15 pages) Préparation d’un exposé, soit autour d’un texte secondaire relatif à Recherches en ethnométhodologie, soit autour d’un travail de terrain Bref retour sur la séance précédent + (re)lecture collective de l’extrait préparé de Recherches en ethnométhodologie (environ 10-15 pages) Exposé d’un participant (lecture secondaire ou terrain, 20-30min) + discussion collective

Lors de la séance d’introduction (le mercredi 28 novembre à 14h), outre la lecture d’un premier extrait de Recherches en ethnométhodologie, nous établirons collectivement le programme du séminaire (nombre de séances, dates et horaires, découpage des extraits de Recherches en ethnométhodologie, agenda des présentations…) en essayant de tenir compte des désirs et possibilités de chacun. Il y sera aussi question de la possibilité d’inviter un intervenant extérieur pour discuter ses travaux dans le cadre de la séance conclusive.

Calendrier des séances

  • Mercredi 28 novembre 2018, 14h00 Université Saint-Louis Bruxelles [local à confirmer] : Séance d’introduction
    • Travail préparatoire : Première lecture de Recherches en ethnométhodologie p.45-50 (préface de l’édition française PUF 2007)
    • Module 1 : Présentation du séminaire et organisation collective de son déroulement.
    • Module 2 : Lecture collective Recherches en ethnométhodologie p.45-50 (Préface de l’édition française PUF 2007)
  • Suite du programme à déterminer avec les participants, environ 6 à 8 séances hebdomadaires articulant lectures collectives et présentations de texte/terrains

Inscription : robin.susswein@usaintlouis.be (mentionner nom, prénom, statut et institution de rattachement)

Références

Amiel, Philippe. 2010. Ethnométhodologie appliquée. Éléments de sociologie praxéologique. Paris : Les presses du Lema.

Fornel, Michel de, Albert Ogien, et Louis Quéré, éd. 2000. L’ethnométhodologie : une sociologie radicale: Colloque de Cerisy. Collection « Recherches ». Paris: Découverte.

Garfinkel, Harold. 2009. Recherches en ethnométhodologie. Paris: Presses universitaires de France.

Ogien, Albert. 2010. « Unité et variété de l’ethnométhodologie ». Cahiers de l’ethnométhodologie, no4 : 7‑19.

Comité d’organisation

  • Nicolas Marquis (USL-B)
  • Robin Susswein (USL-B)
  • Edgar Tasia (ULB)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (ULB)
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Découvrir la recherche qualitative par la pratique

Bien que souvent mobilisée en sciences humaines (sciences de gestion, psychologiques et sociales), la recherche qualitative reste mal comprise. Ce séminaire en propose donc une introduction pratique.

La Grounded Theory Method y est présentée comme le cadre générique des approches scientifiques de la recherche qualitative. Cette introduction cède rapidement la place à la réalisation pratique, par les participants, d'un travail de recherche collectif (en équipe). Cette recherche implique d'élaborer une problématisation (à partir de la lecture d'articles scientifiques), de collecter des matériaux empiriques (entretiens et/ou observations), de les analyser, d'identifier et de consulter des articles scientifiques permettant d'approfondir ces analyses et de présenter les résultats (sur le mode de la communication à un colloque scientifique).

Quand suivre ce séminaire ? Ce séminaire est organisé de manière à permettre à chaque participant-e de progresser, que l'on ait ou non déjà réalisé une recherche qualitative et que l'on envisage (ou pas) d'en réaliser une dans le cadre de la thèse de doctorat.

Dans tous les cas, mieux vaut anticiper ce séminaire que le postposer; l'idéal serait de le suivre en début de thèse. Les participants sont invités à bien mesurer l'importante charge de travail nécessaire et à ne pas s'inscrire à la légère.

Le cours est organisé en 6 journées:

  1. Première séance : approches qualitatives
    • Présentation : la Grounded Theory Method.
    • En équipe : autoanalyse et problématisation.
    • Discussion sur les questions de recherche et la collecte de matériau
  2. Deuxième séance : collecter du matériau empirique (entretiens/observations)
    • Présentation : comment conduire un entretien ? (en mode débutant)
    • Discussion : comment adapter le guide d'entretien ? (en mode expert)
  3. Troisième séance : conceptualiser (codage ouvert)
    • En équipe : étiquetage des matériaux collectés par les participants
    • Discussion : difficultés, pièges, solutions, truc et astuces
  4. Quatrième séance : articuler et conceptualiser (codage axial)
    • En équipe : table des propriétés et premières schématisations
    • Partage d'expériences et discussion
  5. Cinquième séance : sélectionner les articulations et intégrer une analyse (codage sélectif)
    • En équipe : schématiser, théoriser et rédiger
    • Partage d'expériences et discussion
  6. Sixième séance : présentations

Inscription

  • Description complète
  • Le nombre de participant-e-s est limité;
  • La présence à toutes les séances est impérative. Avant de vous inscrire, vérifiez bien (dans votre agenda) que vous êtes en mesure d'être présent(e) à toutes les dates;
  • Mesurez bien l'engagement qu'implique votre inscription. Outre les journées présentées dans l'agenda, il vous faudra travailler plusieurs mois sur une même recherche, avec régularité (un minimum de 20 minutes par jour) et produire un travail équivalent à un article scientifique ou un chapitre de thèse;
  • Comme la recherche est menée en équipe, abandonner en cours de processus n'est pas envisageable;
  • Les inscriptions se réalisent exclusivement via le formulaire en ligne externe.
    Pour l'année 2018-2019, les inscriptions seront ouvertes en deux temps.

    • Entre le 15 et le 24 octobre 2018, les inscriptions sont strictement réservées aux doctorant-e-s en sciences de gestion. Toute autre personne qui tenterait de s’inscrire durant la période réservée aux sciences de gestion serait exclue du séminaire.
    • Pour les autres (doctorant-e-s ou non), le formulaire ouvrira pour une deuxième période d'inscription le 31 octobre à 14h, sur une base 'premier-e arrivé-e, premier-e servi-e' (les années précédentes, le séminaire était complet en quelques minutes);
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Langues et langages des sciences sociales

10e université d'été du Rédoc

Neuchâtel (Suisse), du 24 au 28 juin 2019

Appel et dépôt des candidatures des doctorant-e-s entre le 14 septembre et le 2 novembre 2018.

En savoir plus : site du RéDoc

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Séminaire doctoral en sociologie du travail, de l’emploi et de l’action collective organisée

Nous proposons de relancer un programme de séminaire doctoral susceptible d’intéresser les doctorant.e.s conduisant des travaux en lien – proche ou indirect – avec des problématiques interrogées par la sociologie du travail, de l’emploi et de l’action collective organisée.

Programme du 23 novembre 2018

Aux «  Ateliers des FUCAM »  (2, rue des Soeurs Noires,  à quelques minutes de la gare de Mons, plan).

10h-10h30 Accueil
10h30-12h30 Session 1
  Quentin Pasetti, Science politique, UMons, Revenus inconditionnels et conceptions du travail, quelles constructions de modèles sociaux?
  Louis Florin, LENTIC – ULiège, Exploring the autonomy of independent professionals : Towards an analytical framework
  Olivier Jégou, CIRTES-IACCHOS, UCLouvain, Une voie managériale vers la démocratie en entreprise ? Ethnographie d’une « libération d’entreprise » chez Décathlon Belgique
12h30-13h30 Pause déjeuner
13h30-13h50 Discussion collective sur la suite du programme de l’école doctorale
13h50-15h00 Session 2
  Lionel Francou, CRIDIS-IACCHOS, UCLouvain, L’art fait partie intégrante de chacun ». La médiation culturelle en débat
  Grégory Jemine, CRIS-LENTIC – ULiège, When local actors strike back : power, resources and critical uncertainties in new ways of working projects
15h00-15h15 Pause
15h15-16h30 Conférence de Dominique Cardon, CNRS, Sciences Po-Paris
16h30 Clôture

Appel à communication

Renouant avec une vielle tradition, une première séance de ce séminaire est organisée le 23 novembre 2018 (de 9h30 à 16h) aux «  Ateliers des FUCAM »  (2, rue des Soeurs Noires,  à quelques minutes de la gare de Mons, plan : http://www.fucam.ac.be/index.php3?pere=21166). Cette première séance sera organisée autour de la discussion de papiers proposés par les doctorant.e.s, quel que soit l’état d’avancement de leur travail. Ces papiers, soumis à l’avance (pour le 19 octobre 2018), seront présentés puis discutés par deux académiques/post-doc, dans un climat de critique constructive, et dans un esprit d’entretien des liens au sein de notre communauté scientifique.

Lors de ce séminaire, une discussion sera également organisée avec les doctorant.e.s quant aux suites à donner au séminaire et à l’organisation d’activités ultérieures. La séance se clôturera par une conférence de Dominique Cardon (sociologue, Sciences Po Paris) auteur notamment de l’ouvrage récent A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data (Seuil, 2015).

Un lunch sera prévu par l’équipe organisatrice, et les frais de déplacement (en train) pourront être remboursés. La présentation d’une communication et l’assistance à la conférence de D. Cardon pourront être valorisées en termes de crédits ECTS.

Pour la bonne organisation de ce séminaire, pourriez-vous nous faire savoir, pour le 15 juillet, votre intention de communication lors de cette journée ? (à adresser à Marc Zune : marc.zune@uclouvain.be).

Au plaisir de vous y retrouver nombreuses et nombreux,

Le comité d’organisation:

  • Pierre Desmarez (ULB)
  • Christophe Dubois (ULg)
  • Philippe Scieur (UCL-Mons)
  • Frédéric Schoenaers (ULg)
  • Marc Zune (UCL-LLN)
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Discutons qualitatif

Séminaire doctoral en analyse par théorisation ancrée

Organisé par Christophe Lejeune (ULiège) et Laetitia Pozniak (UMONS), le mercredi 4 juillet 2018, de 13h à 16h30, à Liège, N1, Salle 130

Ce séminaire se propose d’initier la réflexion sur l’utilisation des approches qualitatives dans diverses disciplines et de favoriser les échanges entre chercheurs débutants et confirmés. Plus spécifiquement, il offre l’occasion à plusieurs doctorants de présenter l’état d’avancement de leurs travaux, d’expliciter leur cheminement méthodologique et de bénéficier du regard posé par les experts. La richesse des discussions et le partage d’expérience offriront à tous les participants de parfaire leur approche méthodologique et de surmonter les difficultés qu’ils pourraient rencontrer tout au long de leurs recherches.

Programme

13h00 Accueil
13h15 Mot de bienvenue, par Laetitia Pozniak (Gestion, UMons)
13h20 «Vivre l’accueil au sein de services d’urgences psychiatriques : retour sur les premiers pas d’une méthodologie par théorisation enracinée» par Mathilde Meriaux (Psychologie, UMons)
14h20 «La finance islamique. Les justifications des prestataires de service belges et français» par Allaa Ridouan (Management, UCL)
15h20 «De s'attendre au retour des loups à façonner les forêts de demain : premiers résultats» par Alix Hubert (Anthropologie, ULiège)
16h20 Mot de la fin, par Christophe Lejeune (Gestion, Psychologie et Sciences sociales, ULiège)

Présentation des interventions en ligne.

Inscription gratuite mais obligatoire via ce formulaire en ligne.

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Migrations et diversité culturelle

Séminaire doctoral annuel

Appel à contributions

Ce séminaire est annulé

La douzième édition du séminaire doctoral annuel du programme « Migrations & Diversité culturelle » de l’EDTSS se déroulera cette année à l’Université de Liège les 29 et 30 mai 2018

Thématique

Toute problématique en lien avec le champ de recherche peut faire l’objet d’une communication.

Pour qui ?
Cet appel à contributions s’adresse à tout doctorant intéressé par le champ des études migratoires et post-migratoires et/ou des théories de l’intégration (diversité sociale et culturelle dans les sociétés contemporaines). Il concerne tant les jeunes chercheurs inscrits à l’EDTSS, que des doctorants rattachés à d’autres écoles doctorales en Communauté française ou ailleurs. Objectifs du séminaire :

  1. Discussion avec des experts du champ (cf. discussion de chaque papier et apport de « keynote speakers » experts dans le champ). Pour cette édition, les deux keynotes de notre école doctorale seront annoncés bientôt.
  2. Ce séminaire donne l’occasion aux doctorants et jeunes chercheurs de diverses disciplines des sciences sociales (sociologie, anthropologie, sciences politiques, démographie et développement, etc.) de présenter l’état d’avancement de leur thèse (problématique, dispositif méthodologique, premiers résultats, discussion théorique …), en se positionnant de manière réflexive par rapport aux débats théoriques et méthodologiques contemporains.

Méthode de travail

Les communications acceptées seront regroupées en ateliers dotés d’une certaine cohérence (thématique, théorique, géographique ou autre). Chaque communication durera environ 20 minutes et fera l’objet d’une mise en discussion critique préparée par un spécialiste (professeur ou chercheur confirmé, non-membre du comité d’accompagnement de la thèse). Ces discutants seront prioritairement des chercheurs appartenant à la même discipline que celle du doctorant. Les contributeurs intéressés sont invités à proposer un résumé de maximum une page de leur communication avant le 15 mars 2018. Le texte écrit complet sera demandé pour le 30 avril 2018 et transmis au discutant.

Contact et envoi des propositions : M.Martiniello@uliege.be

Comité scientifique

Marco Martiniello (ULiège), Jacinthe Mazzocchetti (UCL), Laura Merla (UCL), Andrea Rea (ULB) et Marie Verhoeven (UCL)

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Cycle de visio-conférences en analyse de discours

FRIANDIS : Réseau Francophone International en Analyse de DIScours

Troisième édition, 2018

Conçu dans une perspective transdisciplinaire et méthodologique, ce cycle de rencontres
virtuelles s'adresse aux professeurs, aux chercheurs ainsi qu'aux étudiants de 3ième cycles
intéressés par le spectre des études du discours.

Afin de permettre au plus grand nombre de participer aux échanges, les rencontres se
dérouleront par visio-conférence, simultanément dans 3 pays et chaque fois dans 4 à 6
universités de 15h à 17h, heure de Paris et de 9h à 11h, heure Montréal.

Les responsables scientifiques de chaque pôle sont :

  • Canada
    • Université du Québec à Montréal : Élias Rizkallah
    • Université de Sherbrooke: Karine Collette
    • Université du Québec en Outaouais: Dimitri della Faille
  • France
    • Université Paris-Est Créteil : Claire Oger
    • Université de Picardie : Thierry Guilbert
  • Belgique
    • Université libre de Bruxelles: Corinne Gobin
    • Université catholique de Louvain : Philippe Hambye
    • Université de Liège : Dominique Longrée

Les prochaines visio-conférences :

Éléments d’analyse des entretiens de presse avec les philosophes

Le mercredi 14 février 2018 : 15h à 17h, heure de Louvain-La-Neuve

Conférencière : Malika Temmar est Maître de conférences en sciences du
langage et analyse du discours

Maître de conférences en sciences du langage et analyse du discours à l’Université
d’Amiens, Malika Temmar poursuit ses recherches au Centre d’étude des discours
images, textes, écrits, communication (Céditec, Université Paris 12 Est-Créteil). Elle a
suivi un double cursus en philosophie et littérature. Spécialisée dans l’analyse du
discours philosophique, elle est l’auteure de plusieurs travaux sur les formes expressives
de la philosophie.

Discours doxique et discours néolibéral, entre convergences et spécificités.
Discussion à partir des discours médiatiques sur les politiques éducatives

Le mercredi 21 février 2018 : 15h à 17h, heure de Louvain-La-Neuve

Conférencier : Philippe Hambye est professeur en sociolinguistique à
l’Université catholique de Louvain (UCL)

Philippe Hambye est attaché à la Faculté de Philosophie, arts et lettres ainsi qu’à
l’Institut langage et Communication (Pôle de recherche en linguistique). Ses travaux
portent principalement sur les politiques publiques dans le domaine des langues ainsi
que sur les pratiques discursives dans le domaine du Travail et de l’Éducation, afin
notamment d’étudier le rôle du langage dans les processus de légitimation du pouvoir
et des inégalités sociales.

La rénovation du libéralisme comme formation socio-discursive : « indices » d’une préhistoire énonciative de l’économie politique « néolibérale » (1930-1960)

Le mercredi 28 mars 2018 : 15h à 17h, heure de Louvain-La-Neuve

Loïse Bilat est collaboratrice scientifique à l’université de Lausanne et chargée de
cours en sémiolinguistique textuelle à l’Université de Franche-Comté. Elle a travaillé
en sociologie des médias et de la communication après une formation en linguistique
française, analyse du discours, lexicométrie et argumentation. Ses recherches en
analyse du discours portent sur l’émergence et le fonctionnement textuel de diverses
normes culturelles et institutionnelles (dans la culture de masse, les médias, les
pratiques politiques). Le sujet discuté ici fait partie de sa thèse de doctorat. Elle
présentera son architecture méthodologique, les pièges à éviter lorsque l’on travaille
linguistiquement sur un objet prédéfini par la philosophe politique, mais aussi ses
résultats qui rendent compte des circulations lexicales et des modalités d’énonciation
partagées par des acteurs variés de la rénovation du libéralisme (Hayek, Mises, Aron,
Rand, Lippmann, Röpke).

Inscription

Pour ce qui concerne la participation belge, il est nécessaire de vous inscrire auprès de
Corinne Gobin: cogobin@ulb.ac.be communiquant vos noms, Université et titre (doctorant,
chercheur, professeur,…). L’entrée est gratuite. Ce programme peut être valorisé dans le
cadre de la formation doctorale en sciences sociales.

Les conférences se donnent simultanément à :

  • l’Université catholique de Louvain à la salle de visioconférence de la Bibliothèque des Sciences et technologies (BST), Place Louis Pasteur, 2, Louvain-La-Neuve.
  • l'Université de Liège, salle du Petit Physique, Université de Liège, Place du 20-Août, 7, Liège.
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Séminaire doctoral ROBOCARE 2017-2018

Télématique, robots sociaux… : autour des technologies dans les mondes du soin

Comité d'organisation

Florence Degavre (UCL), Nicolas Marquis (USLB), Céline Quellet (ULB), Robin Susswein (USLB), Nathalie Zaccaï-Reyners (ULB)

Problématique générale

Ce séminaire vise à ouvrir une série de questions de recherche à partir du fait de l’introduction de la robotique dans les mondes du soin aux personnes. Le versant le plus spectaculaire en est sans doute celui des robots « sociaux » dont, depuis une quinzaine d’années, on constate le développement croissant. Distincte de la robotique industrielle, qui produit typiquement des automates destinés à exercer une activité mécanique sur une chaîne de montage, la robotique de service conçoit des machines destinées à interagir avec des agents humains dans des environnements domestiques ou institutionnels.

Dans le milieu du soin en particulier, on a vu apparaître la délégation d’activités relationnelles à des robots. Ainsi, « Zora », un petit humanoïde programmé par la firme belge Zora Bots, aurait été distribué depuis 2013 à plus de 400 exemplaires dans des maisons de repos belges et néerlandaises pour y assurer un service d’« animation » des résidents. Un autre robot « relationnel » prenant la forme d’un bébé phoque, aurait été distribué depuis 2015 à quelques 5000 exemplaires dans une trentaine de pays. On attribue à cette machine « sociale » nommée « Paro » des vertus thérapeutiques, notamment la capacité d’atténuer l’angoisse des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. D’autres outils, d’apparence plus discrète (pilulier électronique, application de smartphone etc.) sont également introduits dans les métiers du care.

Tout cet outillage induit de profondes transformations dont nous souhaitons explorer les formes et les enjeux. Nous ne limiterons pas nos enquêtes aux usages des robots et ouvrirons la réflexion également aux aspects moins visibles des nouvelles technologies, situés dans les machines elles-mêmes, y compris celles appelées à épauler la décision comme la gestion des soins.

Organisation du séminaire

Au-delà de l’introduction générale, chaque séance accueille un invité extérieur pour une conférence de 40 minutes suivie d’une discussion introduite par un des chercheurs associés au séminaire. Les participants au séminaire disposeront de documents préparatoires à la séance. Les doctorants inscrits se verront proposer un rôle de discutant.

Les périodes de travail seront les suivantes :

Inscription obligatoire via les liens ci-dessus.

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Index Design and Qualitative Comparative Analysis in Migration Studies

18th of September 2017

University of Liege, Salle de l’horloge, building A1, Place du 20 août

The team of the ERC-funded project “Migration and Transnational Social Protection” (MiTSoPro) and the Centre for Ethnic and Migration Studies (CEDEM) are pleased to invite you to a one day methodological seminar at the University of Liège. The event is open for both early career and senior researchers.

The aim of this seminar is twofold. The first half of the seminar will be devoted to how to create reliable indexes that allow for a comprehensive comparative analysis of immigrant integration policies across different dimensions and how indexes can be used to translate qualitative information into single measures. The seminar will revolve around the creation of indexes targeted to the comparison of policies towards immigrants and emigrants access to social protection.

  • Thomas Huddleston (Migration Policy Group) drawing on the paradigm of the Migrant Integration Policy Index project will give a session on how to utilise aggregated data in order to create indexes that measure immigrant integration policies. The Migrant Integration Policy Index is a tool which identifies and measures eight policy areas of migrants’ integration in thirty-eight countries across the globe.
  • Pau Palop (GIGA) will introduce and explain the rationale behind the creation of the Emigrant Policies Index (EMIX). The later index is a product of the project Polities Beyond Border. The New Dynamics of Emigrant Politics and Policies in Latin America and aims to measure the importance that the sending states attribute to emigrant policies in Latin America and the Caribbean.

The second part of the seminar will be focused on an introduction to Qualitative Comparative Analysis (QCA). QCA is a statistical technique that bridges quantitative and qualitative analysis.

  • Pablo Castillo-Ortiz (University of Sheffield) will give a session on how to apply QCA analysis, what are the methodological challenges of this method, as well as how to interpret the results of a QCA analysis

Please note that there is a limitation on the number of attendees for this seminar, hence prior registration is necessary. To register for the seminar, contact Angeliki Konstantinidou. Priority will be given to the first ones to be registered.

Tentative Programme (subject to changes)

09:30-09:45 Morning coffee & Introductions
09:45-10:00 Jean-Michel Lafleur, Daniela Vintila, Angeliki Konstantinidou (ULg) – Presentation of the Project “Migration and Transnational Social Protection”
10:00-11:00 Thomas Huddleston (Migration Policy Group – Program Director Migration and Integration) – The creation of the MIPEX Index
11:00-12:00 Pau Palop (Research Fellow – GIGA Institute of Latin American Studies) – The EMIX Indicator
12:00-12:45 Q&A
12:45-13:45 Lunch break
13:45-15:45 Pablo Castillo-Ortiz (University of Sheffield) – Qualitative Comparative Analysis: an introduction
15:45-16:30 Q&A
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Regards sur les dimensions sexuées du travail de terrain

Cet atelier est annulé

Atelier doctoral du 17 mai 2017, à l’Université de Louvain-la-Neuve (UCL)

Le Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Familles et les Sexualités (CIRFASE, UCL) organise, en collaboration avec le Centre d'études du développement (DVLP, UCL) et le Laboratoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains (LAMC, ULB), un atelier doctoral intitulé « Regards sur les dimensions sexuées du travail de terrain ». Cet atelier doctoral se déroulera le 17 mai 2017 (horaire à préciser), à la suite du Colloque international Masculinités non-hégémoniques : des configurations ambiguës et plurielles, qui se tiendra les 15 et 16 mai 2017 à l'Université de Louvain-la-Neuve (UCL).

Thématique de l'atelier

La thématique choisie pour cet atelier doctoral est le rapport à l'intime dans le travail de terrain ethnographique. Plus précisément, elle concerne les dynamiques sociales de sexe en terrain, également appelées les dimensions sexuées du travail de terrain.

Depuis les années 1980, le travail de terrain dans les recherches qualitatives a fait l'objet de nombreuses réflexions tant méthodologiques qu'épistémologiques, englobées sous le concept de « réflexivité », un concept qui permet de comprendre comment le travail qualitatif amène le/la chercheur.e à s'engager dans des relations intimes avec ses interlocuteurs/trices. Parmi les différents éléments qui composent cette intimité, les dimensions sexuées englobent ce que le/la chercheur.e de terrain engagera en tant qu'individu sexué : il/elle sera associé à un genre et à une orientation sexuelle. Cela fera d'elle/de lui un objet de désir, mais aussi un individu qui naviguera dans l'ordre symbolique et hiérarchisé des rapports sociaux de genre.

De nombreuses questions se posent, notamment sur l'engagement érotique, sexuel et émotif des chercheur.e.s sur leurs terrains, celle aussi de la mise en danger de soi dans certaines situations, mais aussi des questions d'identités ainsi que des catégories sociales du/de la chercheur.e et de leur impact sur le terrain ; des questions qui sont souvent laissées dans l'ombre alors qu'elles sont de première importance dans les relations intimes qui forment la base de l'exercice de création de données. Se basant sur ces relations sensibles, le travail ethnographique ne peut se questionner sans prendre en compte ces questions. Comment dès lors, comme chercheur.e se positionner et faire des choix sur le terrain ? Quel lien intime construire avec nos interlocuteurs/trices ? Comment les relations de genre entrent-elles en jeux dans les conditions de possibilités du travail de terrain ? A partir de ces questionnements, les intervenant.e.s – académique et doctorant.e.s – présent.e.s lors de l'atelier doctoral seront invité.e.s à prendre distance par rapport à leur démarche de recherche afin d'expliciter leur positionnement et les réponses qu'elles/ils ont choisi d'apporter à ces différentes questions.

Déroulement de l'atelier

L'atelier se déroulera en deux parties :

  1. En guise de première partie, deux académiques invité.e.s, la Pr. Mara Viveros Vigoya (Professeur d'anthropologie à l'Université nationale de Colombie à Bogotá) et le Dr. Christophe Broqua (Chercheur à l'Université Paris-Ouest Nanterre La Défense), donneront chacun une conférence introductive sur les questionnements qui nous intéressent et partageront leur longue expérience de recherche avec l'assistance. Cette première partie sera ouverte à toute personne intéressée (s'inscrire).
  2. En seconde partie, deux tables rondes seront organisées. Elles seront l'occasion, pour les doctorant.e.s intéressé.e.s, de présenter et de discuter avec les académiques invité.e.s de leurs propres questionnements de terrain quant aux enjeux de l'intimité et des dimensions sexuées dans les recherches qualitatives en sciences sociales. La participation à cette seconde partie fait l'objet du présent appel à contributions. L'accès aux tables-rondes sera réservé aux doctorant.e.s dont la proposition aura été acceptée.

Objectifs de cet atelier

La participation à cet atelier doctoral permettra aux doctorant.e.s présent.e.s d'affiner leur compréhension des dimensions sexuées de la recherche de terrain, de ses fondements et de ses enjeux éthiques et épistémologiques. Elle sera aussi l'occasion pour ceux et celles qui présenteront leurs travaux de partager leurs questions et préoccupations personnelles et/ou d'avancer dans leur questionnement grâce aux discussions prévues avec les académiques invité.e.s.

Assister aux conférences (première partie)

Inscription, gratuite mais obligatoire, au plus tard le 14 mai 2017, exclusivement en suivant ce lien : http://www.edtss.be/events/dimensions-sexuees_2017/registration.html

Proposer une contribution aux tables-rondes (deuxième partie)

Nous invitons tout.e chercheur/euse doctorant.e intéressé.e par ces questions à participer à cet atelier doctoral en soumettant un bref résumé d'1/2 page de leurs préoccupations quant aux dimensions sexuées du travail de terrain. Ce résumé doit être envoyé au plus tard le 21 avril 2017, à l'adresse mail suivante : berenice.goffin@uclouvain.be.

Les propositions acceptées seront regroupées en 2 tables rondes. La durée de chaque communication sera déterminée en fonction du nombre de participant.e.s, et fera l'objet d'une mise en discussion avec les académiques invité.e.s dans une atmosphère bienveillante et intimiste.

Comité d’organisation

Laura Merla (CIRFASE, UCL)
Grégory Dallemagne (CIRFASE, UCL)
Sarah Smit (CIRFASE, UCL)
An Ansoms (DVLP, UCL)
Maïté Maskens (LAMC, ULB)

Publié dans 2016-2017 | Commentaires fermés