Formation à IRaMuTeQ, logiciel d’analyse statistique de données textuelles

Formation, le 1er avril 2026, de 9h à 17h, à Liège, Sart-Tilman, B32

IRaMuTeQ est logiciel d’analyse quantitative (statistique) de données textuelles.

La journée de formation enchaîne les aspects théoriques des analyses illustrées par des exemples et leur utilisation concrète dans le logiciel.

Les points suivants sont abordés :

  • La notion de corpus textuel en lexicométrie
  • Les granularités du corpus en lexicométrie : notions de textes et de métadonnées, de paragraphes (ou de thématiques), de segments de texte, de segments répétés, d’occurrences, de formes, de catégories grammaticales (part of speech)
  • Le formatage des corpus pour IRaMuTeQ
  • Les règles de découpage en segments et en occurrences dans IRaMuTeQ, la lemmatisation par dictionnaire et leur manipulation, notions de formes pleines et de formes supplémentaires, le paramétrage de l’indexation.
  • La description des corpus, le comptage des mots et la loi de Zipf
  • La manipulation des corpus et la construction de sous-corpus
  • La détermination des caractéristiques lexicales d’une segmentation choisie : les spécificités et l’analyse factorielle des correspondances,
  • La détermination des thématiques dans un corpus : la classification avec la méthode Reinert et ses outils complémentaires (visualisation chronologique, segments caractéristiques, Tgen, etc…)
  • L’utilisation des distances de Labbé
  • L’analyse de similitude appliquée aux corpus textuels

Cette journée de formation sera dispensée par Pierre Ratinaud, le concepteur d’IRaMuTeQ.

Comité d’organisation

  • Christophe Lejeune (ULiège)
  • Jonathan Dedonder (UCLouvain)

Information et inscription

Le nombre maximum de participant·es étant atteint, cette formation est complète.

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Formation à la gestion FAIR des données qualitatives

Organisée dans le cadre du réseau des Data Ambassadors de la FWB, cette formation porte sur la gestion FAIR des données qualitatives. Elle se tiendra le 25 mars 2026 de 9h30 à 16h00 à l’UMons en format hybride (présentiel et Teams).

Contenu

  • Cette formation interuniversitaire traitera de la gestion FAIR des données de recherche, avec un focus particulier sur la manière dont ces principes se traduisent dans le cas de données qualitatives.
  • Les principes FAIR constituent un ensemble balises en vue de rendre les données de la recherche accessibles ou encore réutilisables. Ils favorisent la reproductibilité scientifique et sont de plus en plus requis par le monde de l’édition scientifique ainsi que par les organismes belges et européens de financement de la recherche.
  • La manière de collecter, stocker, traiter ou encore partager des données de recherche qualitatives en accord avec les principes FAIR, les balises éthiques et juridiques sera discutée. La formation combinera théorie, exemples, discussion, présentation de logiciels, outils et ressources.

Bien que cette formation soit illustrée par des cas concrets issus des sciences humaines et sociales, elle n’est pas réservée aux chercheurs et chercheuses de ce champs de recherche.

Intervenant·es

La formation sera dispensée par :

  • Jonathan Dedonder, Logisticien de recherche en chef à l’Institut d’analyse du changement dans l’histoire et les sociétés contemporaines (IACS) de l’UCLouvain
  • Joëlle Desterbecq, Open Science and Research Data Officer à l’UCLouvain
  • Christophe Lejeune, Professeur Associé à l’ULiège
  • Ferdinand Teuber, Logisticien de recherche à l’Institut de sciences politiques Louvain-Europe (ISPOLE) de l’UCLouvain
  • Noémi Trino, Advisor on Research Data Management and Ethics à l’ULB

S’inscrire

Pour participer, veuillez vous inscrire via le formulaire suivant : S’inscrire à la formation à la gestion FAIR des Données Qualitatives

Le nombre de places est limité.

Modalités pratiques 

La formation se tiendra à l’UMons, Salle Prestige, 1er étage, 22 Place du Parc, Mons. Le lien Teams sera envoyé ultérieurement.

Contact & information

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Faire et défaire les collections : politiques d’acquisition et d’aliénation dans les archives et les musées

Journée d’étude, le 5 mars 2026, à l’Université libre de Bruxelles.

Argumentaire

Le travail de conservation dans les musées et les archives suppose en premier lieu des choix et des sélections au cœur de la profession de conservateur.ices et d’archivistes. Les études critiques du tournant archivistique et muséal situent cette fonction de préservation dans des dynamiques complexes, en mouvement, indissociables du contexte politique et des spécificités locales. La façon dont les collections arrivent aux archives, ou au musée, se retrouve à l’intersection des dispositions légales et institutionnelles, des sensibilités individuelles, des concours de circonstances, des relations interpersonnelles imbriquées à des facteurs socio-politiques et économiques. Enfin, entre la volonté de sauvegarde des traces historiques et le manque de représentation de certains groupes, ce qui fait archive ou ce qui fait musée relève d’inégalités historiques où la sélection et le tri s’inscrivent dans des rapports de pouvoir (néo)coloniaux, de genre, de race, et de classe.

Dans ce contexte, si l’anticipation de la perte motive la fonction de conservation, l’accumulation des matériaux, leur maintien sur le long terme et leur accessibilité au public pose des défis structurels et financiers. Les modalités d’acquisitions dépendent ainsi des conditions de conservation, de l’occupation spatiale des objets et des documents d’archives qui peuvent, par leur quantité, créer une abondance et un trop plein amenant à d’autres limitations. Ainsi, quand le manque de traces alimente la volonté de sauvegarde, le manque de place et les contraintes matérielles contribuent à la (re)définition des critères d’acquisition et de sélection, mais aussi à la réévaluation des collections préexistantes.

En rassemblant chercheurs et chercheuses, professionnelles des archives et des musées, l’objectif de cette journée est d’engager une discussion sur les conditions d’acquisition, de collecte et de donation, mais aussi sur les pratiques qui, par le refus ou la destruction d’objets, remettent en cause l’inaliénabilité des collections. Les études de cas à partir d’une collection, d’une donation ou d’un objet sont encouragées. Nous nous intéresserons en particulier à l’articulation des préoccupations techniques de conservation aux considérations mémorielles, à l’engagement des institutions avec le collectif, et aux relations interpersonnelles entre les professionnel·les et les particuliers. Les individus, par le don à une institution, apportent en effet une contribution active à la production de mémoires collectives dans lesquelles s’inscrit leur expérience personnelle, familiale, communautaire. Cette journée encourage ainsi un espace de réflexion sur les modalités d’entrée de ces collections personnelles dans le domaine public par le biais du don, et la circulation des objets et des récits entre l’espace privé et celui des musées et des archives.

Axes de recherches

Acquisitions, donations et collectes

Un aperçu rétrospectif des pratiques d’acquisitions et de collecte montre leur évolution au fil du temps, en fonction des contraintes spatiales, de l’ancienneté des institutions, du stade d’accumulation. L’historique des acquisitions archivistiques et muséales amène à interroger la façon dont les collections préexistantes influencent les nouvelles acquisitions, comment la trajectoire des institutions, leur identité, leur rôle et leur réception à l’échelle locale structurent les donations et les conditions de conservation.

Les relations de dons

Ces donations, à l’initiative des donateurices ou des archivistes et conservateurs, nécessitent des relations de confiance et un accompagnement adapté pour le transfert d’une collection. Ces moments requièrent beaucoup de diplomatie, de patience, de compréhension. La relation d’un musée ou d’une archives avec ses donateurices se tisse souvent sur le long terme, d’autant plus quand les dons sont profondément personnels et empreints d’affects : des objets, des archives, mais aussi, parfois, des témoignages enregistrés et « donnés » comme récits de vie à un musée ou une archive.

Dans la mesure où le don engage l’idée que se fait la personne de l’institution donataire (DeWitt 1988, 359), cela peut donner lieu à des attentes divergentes et des donations qui ne vont, parfois, jamais aboutir. Si refuser de donner comme refuser de prendre équivaut à “déclarer la guerre” dans les termes de Mauss, archivistes et conservateur∙ices savent que « certains cadeaux causent plus de problèmes qu’ils n’ont de valeur. » (O’Hare et Smith 2011, 67). Sans nécessairement penser les donations « ratées » comme des échecs, nous souhaitons appeler à penser les frictions, les décalages, les malentendus comme des moments signifiants pour une sociologie des musées et des archives. Ces donations refusées, interrompues, ou qui n’ont jamais eu lieu, permettent de penser la fonction des institutions patrimoniales, la relation avec le public, la notion d’héritage et de collectif, les enjeux techniques, politiques et mémoriels de la conservation.

Les destructions d’archive ou aliénations des collections

De la performance artistique Erasing a Classified Military Document (2013) de Jason File (Biber 2022) à la description de la déchiqueteuse d’archives d’Adèle Yon (Yon 2025, 245‑46), la destruction volontaire de documents d’archive apparaît comme le paroxysme du pouvoir (répressif) de l’Etat, ou bien comme une routine de la profession d’archiviste. Que ce soit par manque de place, de moyens, ou pour d’autres raisons, se défaire d’une collection peut être un tabou qui fait pourtant paradoxalement partie de la fonction de conservation (Greene 2006).

Avec la question des donations, cette journée propose un espace de réflexion sur les deaccessions ou aliénations qui supposent de se séparer, de jeter, de détruire des archives ou des objets de musées jugés redondants avec le reste des collections, inadaptés à l’identité de l’institution, ou bien pour faire de la place pour de nouvelles acquisitions ou tout autre raison.

Modalités pratiques et inscription

L’événement sera retransmis en ligne mais ne sera pas enregistré. 

L’événement se déroulera en français.

L’événement est gratuit mais l’inscription est requise :  formulaire d’inscription (Complet en présentiel).

Comité organisateur

  • Alice Baudequin (LAMC-ULB / LAM-UBM)
  • Anne Malmendier (LAMC-ULB)
  • David Berliner (LAMC-ULB)
  • Pierre Petit (LAMC-ULB)
  • Nicolas Navarro (ULiège)

Comité scientifique 

  • Amandine Lauro (ULB)
  • Arno Leclercq (ULB)
  • Renaud Bardez (ULB)
  • Anne-Sophie Radermecker (ULB)
  • Kim Oosterlinck (ULB/MRBAB)
  • Kamala Marius (UBM)
  • Jonas Tinius (HU)
  • Bénédicte Grailles (UA)
  • Marion Bertin (UCLouvain-ICOFOM)
  • François Mairesse (U PARIS 3)
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Migrations et Diversité culturelle

ULB, 8, 9 et 10 avril 2026

Argumentaire

Ce séminaire s’adresse aux doctorant·e·s et jeunes chercheur·e·s travaillant sur les migrations, les mobilités internationales et les relations interethniques, ainsi que sur les enjeux contemporains liés au fait migratoire (diversité sociale et culturelle, intégration, racialisation, discrimination). Ouvert aux membres de l’EDTSS comme à ceux d’autres écoles doctorales en Belgique ou ailleurs, il vise à offrir un espace de discussion avec des expert·e·s reconnu·e·s et à permettre la présentation réflexive des recherches en cours (problématique, méthodologie, résultats, débats théoriques). Le séminaire se déroule sur 3 jours (8, 9 et 10 avril 2026). Il débute avec les interventions de keynotes: les Professeur.es Marco Martiniello (Directeur de Recherches au Fonds de la Recherche Scientifique (FRS-FNRS) et Directeur du Centre d’Études de l’Ethnicité et des Migrations à l’ULiège), Andrea Rea (Professeur ordinaire de sociologie à l’ULB) et Chadia Arab (Géographe et Directrice de Recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), UMR 6590 ESO, Université d’Angers). Il sera suivi de communications, en français ou en anglais, seront regroupées en ateliers thématiques et discutées par des spécialistes, favorisant des échanges approfondis. En soirée de moments plus conviviaux sont prévus.

Comités organisateurs

Comité organisateur local (ULB) :

  • Asuncion Fresnoza-Flot
  • Abdellali Hajjat
  • Carla Mascia
  • Antoine Roblain
  • Anissa Mâa
  • Daniela Trucco
  • Lamia Mellal
  • Sofia Stimmatini
  • Cai Chen
  • Elenie Sarciat

En collaboration avec le comité organisateur du programme « migrations et diversité culturelle » :

  • Marie Verhoeven (UCLouvain)
  • Bruno Schoumaker (UCLouvain)
  • Fabrice Dhume (UCLouvain)
  • Laura Merla (UCLouvain)
  • Jacinthe Mazzocchetti (UCLouvain)
  • Andrew Crosby (UCLouvain)
  • Youri Lou Vertongen (UCLouvain)
  • Marie Deridder (UCLouvain)
  • Marie-Laurence Flahaux (UCLouvain)
  • Lorena Izaguirre (UCLouvain)
  • Anna Simola (UCLouvain)
  • Hassan Boussetta (ULiège)
  • Elsa Mescoli (ULiège)
  • Jean-Michel Lafleur (ULiège)
  • Sophie Andreetta (ULiège)
  • Chadia Arab (CNRS & UA)
  • Nadia Fadil (KUL)
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Litigating Migration Politics: Sociolegal Encounters in Asylum and Immigration Claims

Les 5 et 6 mars 2026, ULB, campus Solbosh, Bâtiment R42 – Étage 2 – Auditoire 107

Argumentaire

La migration est actuellement un sujet très controversé. Les sciences sociales l’ont principalement abordé sous l’angle des caractéristiques démographiques ou de l’analyse du discours politique, mettant en évidence les défis humanitaires et culturels. Cet atelier part du principe que la migration est avant tout définie par le droit, car c’est ce dernier qui détermine les statuts et les catégories juridiques qui façonnent les mobilités. Il met ainsi l’accent sur les dimensions juridiques et judiciaires de l’asile et du contrôle des migrations, tout en ouvrant un espace de dialogue interdisciplinaire et international. Il réunira des contributions de juristes, d’anthropologues et de sociologues travaillant sur différents cas nationaux en Europe et ailleurs. Les présentations aborderont le rôle du contentieux en tant qu’arme à double tranchant qui façonne les politiques de migration et d’asile. Elles s’interrogeront également sur la manière dont les migrants et leurs intermédiaires vivent le contentieux et la mobilisation juridique, en se concentrant sur leur conscience, leurs stratégies et leurs hésitations. Cet atelier abordera donc les débats récents sur la capacité du droit d’encadrer les migrations, de protéger les droits des étrangers et d’assurer une mise en œuvre efficace des politiques migratoires.à venir

Programme et inscription

Comité d’organisation

  • Daniela Trucco (CDPS, ULB)
  • Sophie Andreetta (LASC,ULiège)
  • Julien Pieret (CDPS, ULB)
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Une sociologie en quête de conjonction(s)

Journée d’étude

Avec et autour des travaux de Jean-Louis Genard

Date et lieu 

Le mercredi 4 février 2026

au Pôle de formation en langues – L5 ⅙
Campus du Centre-ville – Zone Outremeuse
Rue de Pitteurs, 18 4020 Liège

Présentation

Dans son ouvrage (posthume) L’humain en jeu, Jean-Louis Genard poursuit « une étude historique et sociologique des mutations de nos coordonnées anthropologiques, soit les diverses conceptions de l’humain, de ses rapports sociaux et de sa place dans le monde.

Il montre comment ces coordonnées anthropologiques s’incrustent dans diverses pratiques sociales et dans des dispositifs d’action publique, dans divers savoirs, particulièrement les théories et les courants sociologiques, mais aussi dans les relations vécues au quotidien. Il propose ainsi une nouvelle compréhension des relations que les humains établissent entre eux, de leur rapport au monde et au savoir, soit tout autant une sociologie de l’anthropologie qu’une anthropologie de la sociologie ».

Dans le cadre de cette rencontre, Gildas Renou, maître de conférence en science politique à l’Université de Lorraine, proposera une lecture originale et ciblée de l’ouvrage afin d’interroger plus particulièrement les ambivalences dans la compréhension de l’autonomie.

Cette proposition sera reçue et discutée par un collectif de chercheur.ses engagé.es dans des questions proches et mise en perspective par Jean-Marc Larouche, professeur associé de sociologie à l’UQAM (Canada) et éditeur de l’ouvrage.

Programme

Début 14h30

Accueil et modération : Nathalie Zaccaï-Reyners (ULB) et Rachel Brahy (ULiège)

  • Gildas Renou (U-Lorraine, Institut IRENEE) : Ambivalences dans l’autonomie. J.-L. Genard et le chantier anthropologique de la sociologie
  • Jean-Marc Larouche (UQAM) : Discussions et conclusions

Clôture 17h00

En présence de et avec le précieux concours de

  • Laurent Thévenot (EHESS)
  • Rachel Brahy (U-Liège)
  • Laura Centemeri (EHESS-CNRS)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (FNRS-ULB)
  • Gildas Renou (U-Lorraine, Institut IRENEE)
  • Jean-Marc Larouche (UQAM)

Interventions publiques initialement prévues, annulées ou reportées à une date encore à convenir

  • Laurent Thévenot (EHESS) : En résonance, en présence – quelle conception d’un engagement et de sa mise en commun ?
  • Rachel Brahy (U-Liège) : L’engagement en présence : apports du théâtre aux théories sociologiques de l’action et aux épistémologies du vivant
  • Laura Centemeri (EHESS-CNRS) : Le mouvement de l’improvisation libre au prisme de la sociologie des engagements : la communauté esthétique comme amalgame
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (FNRS-ULB) : L’expérience esthétique comme laboratoire des mondes communs ? La maison Gertrude et autres interventions artistiques dans les milieux du soin

Comité scientifique organisateur

  • Rachel Brahy (ULiège)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (FNRS-ULB)

Renseignements et inscriptions

Rachel.Brahy@uliege.be

Références

Brahy R. (2014). L’engagement en présence : l’atelier de théâtre-action comme support à une participation sociale et politique ? Lien social et Politiques, (71), 31–49.
https://doi.org/10.7202/1024737ar

Canonne C. (2016), « Du Concept d’improvisation à La Pratique de l’improvisation Libre », International Review of the Aesthetics and Sociology of Music, vol. 47, no. 1, 2016, pp. 17–43.
http://www.jstor.org/stable/43869452

Genard J.-L. (2017), « La consistance des êtres collectifs. Contribuer avec Peirce à une sociologie de l’engagement », SociologieS [En ligne],
https://doi.org/10.4000/sociologies.6545

Genard J.-L. (2011) « Investiguer le pluralisme de l’agir », SociologieS [En ligne], Grands résumés
https://doi.org/10.4000/sociologies.3574

Genard J.-L. (2024), L’Humain en jeu. De la sociologie de l’anthropologie à l’anthropologie de la sociologie (édité et introduit par Jean-Marc Larouche), Québec, Presses de l’Université Laval.
https://www.pulaval.com/livres/l-humain-en-jeu-de-la-sociologie-de-l-anthropologie-a-l-anthropologie-de-la-sociologie

Saladin M. (2014), Esthétique de l’improvisation Libre. Expérimentation Musicale et Politique. Dijon: Les Presses du réel.

Thévenot L. (2011), « Grand résumé de L’Action au pluriel. Sociologie des régimes d’engagement, Paris, Éditions La Découverte, 2006 », SociologieS [En ligne], Grands résumés
https://doi.org/10.4000/sociologies.3572

Breviglieri, M. et Thévenot, L. (2023), « Le vivant en forme humaine et ses débordements. Retour sur les notions d’autonomie et de capacité », SociologieS [En ligne]
https://doi.org/10.4000/sociologies.22031

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La mise en œuvre des politiques publiques en Belgique

Annulé Journée doctorale, le 13 février 2026, à l’Institut de Recherche Santé et Société (Woluwe-Saint-Lambert)

Argumentaire

Depuis près d’un siècle, les sciences sociales et politiques n’ont cessé d’approfondir la compréhension des politiques publiques, de leur mise à l’agenda (Garraud, 1990) à leur évaluation (Jacob, 2019), en passant par les processus décisionnels et, bien sûr, leur mise en œuvre (Hill & Hupe, 2014). Des approches transversales (Palier & Surel, 2005) ont élargi les perspectives d’analyse en déplaçant le regard au-delà des seuls textes juridiques pour mettre en lumière la diversité des acteurs, des instruments, des relations de pouvoir, des normes, des symboles et des interprétations qui façonnent l’action publique (Musselin, 2006).

Ces renouvellements théoriques ont permis de porter une attention accrue à l’étape de la mise en œuvre, en tant que moment central — et non secondaire — du cycle des politiques publiques. Ils ont notamment soulevé des enjeux cruciaux en matière de performance, de légitimité, de conformité, mais aussi de pouvoir et de conflictualité (Sager et al., 2024). À des degrés divers, toutes les approches des processus de politique publique s’attachent à comprendre les éventuels écarts entre les décisions prises et les politiques effectivement mises en œuvre (Weible, 2023). Or, cette mise en œuvre est façonnée par une multiplicité de facteurs : institutionnels, organisationnels, sociaux, professionnels, mais aussi individuels.

Cette journée d’étude propose de porter une attention spécifique à la mise en œuvre des politiques publiques en contexte belge. À travers une diversité de secteurs — justice, santé, environnement, éducation, emploi, entre autres — elle vise à interroger les instruments et pratiques d’action publique (Lascoumes & Le Galès, 2004) qui influencent les modalités concrètes de cette mise en œuvre. Elle s’intéressera également aux rôles, ressources et marges de manœuvre des agents de première ligne (street-level bureaucrats : Lipsky, 2010), qu’il s’agisse d’assistants sociaux, de policiers, d’enseignants ou de contrôleurs fiscaux.

Par ailleurs, les rapports de pouvoir entre acteurs politiques, administratifs et issus de la société civile méritent d’être analysés, notamment pour comprendre comment ils influencent — facilitent ou entravent — la mise en œuvre des politiques. Enfin, un questionnement transversal portera sur les spécificités du contexte belge : en quoi des facteurs tels que le fédéralisme, la politisation, l’européanisation ou encore certaines caractéristiques de la culture politique nationale, parmi d’autres, permettent-ils de saisir des dynamiques propres à la Belgique dans ce champ ?

Les communications attendues pourront mobiliser une diversité de cadres théoriques, d’approches méthodologiques (qualitatives, quantitatives, comparatives, ethnographiques…) et de terrains, pour peu qu’elles contribuent à enrichir l’analyse de la mise en œuvre des politiques publiques en Belgique.

Où et quand ?

Cette journée d’étude se tiendra le vendredi 13 février 2026 dans les locaux de l’Institut de Recherche Santé et Société (Bâtiment « École de Santé Publique » – Clos Chapelle-aux-champs, 30 à 1200 Woluwe-Saint-Lambert).

Propositions de communication

Les propositions de communication d’une longueur maximale de 400 mots sont à transmettre pour le 1er octobre 2025 à : valentin.heraut@student.uclouvain.be. Les communications devront lui parvenir pour le 23 janvier 2026. Vous pouvez également lui adresser toute question ou demande de clarification complémentaire

La journée est organisée sous l’égide de l’École Doctorale Thématique en Sciences Sociales et du Groupe de Travail « Action publique » de l’Association Belge francophone de Science Politique.

Comité d’organisation

  • Benjamin Delgoffe
  • Marie Gerrienne
  • Valentin Héraut
  • Inès Lequeux
  • Anthony Ricotta
  • Elia Vionne

Avec le soutien des professeur.e.s : Christophe Dubois, Stéphane Moyson, Nathalie Schiffino-Leclercq, Frédéric Schoenaers et Sophie Thunus.

Références

Garraud, P. (1990). Politiques nationales: élaboration de l’agenda. L’Année sociologique (1940/1948-)40, 17-41.

Hill, M. J. & Hupe, P. L. (2014). Implementing public policy: an introduction to the study of operational governance (Third edition). SAGE.

Jacob, S (2019). Évaluation. Dictionnaire des politiques publiques 5e édition. Presses de Sciences Po, pp. 248-255. https://doi.org/10.3917/scpo.bouss.2019.01.0248.

Lascoumes, P. & Le Galès, P. (2004). Gouverner par les instruments. Presses de Sciences Po.

Lipsky, M. (2010). Street-level bureaucracy: Dilemmas of the individual in public service. Russell Sage Foundation.

Musselin, C. (2005). Sociologie de l’action organisée et analyse des politiques publiques: deux approches pour un même objet?. Revue française de science politique55(2005/1), 51-71.

Palier, B., & Surel, Y. (2005). Les «trois I» et l’analyse de l’État en action. Revue française de science politique, 55(1), 7-32.

Sager, F., Mavrot, C., & Keiser, L.R. (2024). Handbook of public policy implementation. Edward Elgar Publishing.

Weible, C. M. (Ed.). (2023). Theories of the policy process (5th ed.). Routledge.

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Analyses intersectionnelles dans la recherche en sciences sociales, enjeux épistémologiques et méthodologiques

Objectifs du séminaire

L’intersectionnalité s’affirme comme un enjeu de plus en plus visible dans le champ de la recherche, mais les débats sont souvent restreints à des grandes questions épistémiques. L’enjeu du séminaire est de se familiariser aux concepts des approches intersectionnelles au travers une série de lectures théoriques, mais aussi de « descendre » au niveau des pratiques et des enjeux de méthode dans les recherches en sciences sociales et humaines.

Parmi les grands axes envisagés, nous proposons des réflexions autour de :

  • L’élaboration de dispositifs méthodologiques prenant en compte les enjeux d’articulation des rapports sociaux (genre, race, classe, sexualité, handicap, âge, etc.).
  • Les effets de la positionnalité du/de la chercheur·euse dans la conduite de l’enquête.
  • La construction de procédés de recherche qui réduisent les asymétries de pouvoir avec les enquêté·es dans un horizon de justice épistémique (démarche collaborative, co-analyse, etc.).
  • L’analyse critique des catégorisations utilisées en recherche, en interrogeant leur légitimité et leurs effets potentiels d’essentialisation, d’invisibilisation ou de reproduction des discriminations.

Dispositif pédagogique

Le séminaire propose de constituer un espace de réflexion collective autour des enjeux liés à l’intersectionnalité dans les recherches en sciences sociales et humaines. Chaque séance sera consacrée en priorité à l’un des axes mentionnés ci-dessus, au travers de la discussion d’un ou plusieurs articles de référence, suivie d’une mise en dialogue avec les problématiques de recherche des participant·es. Il est aussi envisagé que des chercheur·euses soient invité·es à intervenir pour partager leur expérience de recherche en la matière.

Il est attendu des participant·es : (1) de lire le ou les textes proposés en amont des séances, (2) de venir avec des questionnements méthodologiques liés à leur projet de thèse ou de recherche, ou avec des extraits de leurs matériaux de recherche, pour ancrer l’analyse et alimenter les discussions.

Pour valider la participation au séminaire dans le cadre de la formation doctorale, la présence à l’ensemble des séances est requise.

Afin d’assurer un cadre propice à la discussion, le nombre d’inscriptions est limité à 25 participant·es.

Dates et horaires

  • Jeudi 6 novembre 2025, 14h-18h
  • Jeudi 19 février 2026, 14h-18h
  • Jeudi 7 mai 2026, 14h-18h

Lieu

La première séance du séminaire (6/11) aura lieu à l’UCLouvain (Local LECL93, bâtiment Leclercq, UCLouvain). La localisation des séances suivantes sera fixée en fonction des inscriptions effectives, afin de privilégier la facilité d’accès pour les participant·es.

Équipe d’organisation

Inscriptions

Pour s’inscrire au séminaire, vous pouvez écrire à l’un·e des organisateurices.

Les places étant limitées à 25, nous donnerons priorité aux personnes qui s’engagent à participer à l’intégralité des trois séances, et à l’ordre d’arrivée des inscriptions.

Ce séminaire est complet. Il ne prend plus de nouvelles inscriptions.

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Découvrir la recherche qualitative par la pratique

Ce séminaire est organisé conjointement par l’école doctorale thématique en sciences sociales et l’école doctorale thématique en sciences de gestion.

La description complète et les modalités d’inscription apparaissent sur le site de l’école doctorale en sciences de gestion.

Date limite pour manifester son intérêt : le 26 septembre 2025

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Formation à la gestion FAIR des données qualitatives

Le 8 avril 2025 de 9h30 à 16h00 à l’ULiège, bâtiment B8, PhD House (accès)

Organisée dans le cadre du réseau FWB de Data Ambassadors, cette formation consistera en une introduction générale aux concepts de gestion FAIR des données de recherche, avec un focus particulier sur comment ces principes se traduisent dans le cas de données qualitatives. Les principes FAIR constituent un standard de plus en plus utilisé par le monde de la publication et de l’édition scientifique, ainsi que par les organismes belges et européens de financement de la recherche. Leurs enjeux particuliers liés à la planification, au stockage, à la documentation et à l’analyse qualitative de données seront discutés et illustrés par des exemples, ainsi que les outils numériques disponibles à cette fin.

Bien que cet évènement soit taillé pour les utilisateurs de données qualitatives, il n’est pas réservé aux chercheurs de sciences humaines et sociales.

Organisation, animation et intervention

  • Jonathan Dedonder, logisticien de recherche à l’Institut d’analyse du changement dans l’histoire et les sociétés contemporaines (IACS) de l’UCLouvain
  • Ferdinand Teuber, logisticien de recherche à l’Institut de sciences politiques Louvain-Europe (ISPOLE) de l’UCLouvain
  • Christophe Lejeune, Professeur Associé à l’ULiège
  • Judith Biernaux, Research Data Officer à l’ULiège
  • Joëlle Desterbecq, Research Data Officer à l’UCLouvain

Personne de contact

Judith Biernaux, Research Data Officer à l’ULiège

Inscription (avant le 2/4)

Publié dans 2024-2025 | Commentaires fermés sur Formation à la gestion FAIR des données qualitatives