Migrations et Diversité culturelle

ULB, 8, 9 et 10 avril 2026

Argumentaire

Ce séminaire s’adresse aux doctorant·e·s et jeunes chercheur·e·s travaillant sur les migrations, les mobilités internationales et les relations interethniques, ainsi que sur les enjeux contemporains liés au fait migratoire (diversité sociale et culturelle, intégration, racialisation, discrimination). Ouvert aux membres de l’EDTSS comme à ceux d’autres écoles doctorales en Belgique ou ailleurs, il vise à offrir un espace de discussion avec des expert·e·s reconnu·e·s et à permettre la présentation réflexive des recherches en cours (problématique, méthodologie, résultats, débats théoriques). Le séminaire se déroule sur 3 jours (8, 9 et 10 avril 2026). Il débute avec les interventions de keynotes: les Professeur.es Marco Martiniello (Directeur de Recherches au Fonds de la Recherche Scientifique (FRS-FNRS) et Directeur du Centre d’Études de l’Ethnicité et des Migrations à l’ULiège), Andrea Rea (Professeur ordinaire de sociologie à l’ULB) et Chadia Arab (Géographe et Directrice de Recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), UMR 6590 ESO, Université d’Angers). Il sera suivi de communications, en français ou en anglais, seront regroupées en ateliers thématiques et discutées par des spécialistes, favorisant des échanges approfondis. En soirée de moments plus conviviaux sont prévus.

Comités organisateurs

Comité organisateur local (ULB) :

  • Asuncion Fresnoza-Flot
  • Abdellali Hajjat
  • Carla Mascia
  • Antoine Roblain
  • Anissa Mâa
  • Daniela Trucco
  • Lamia Mellal
  • Sofia Stimmatini
  • Cai Chen
  • Elenie Sarciat

En collaboration avec le comité organisateur du programme « migrations et diversité culturelle » :

  • Marie Verhoeven (UCLouvain)
  • Bruno Schoumaker (UCLouvain)
  • Fabrice Dhume (UCLouvain)
  • Laura Merla (UCLouvain)
  • Jacinthe Mazzocchetti (UCLouvain)
  • Andrew Crosby (UCLouvain)
  • Youri Lou Vertongen (UCLouvain)
  • Marie Deridder (UCLouvain)
  • Marie-Laurence Flahaux (UCLouvain)
  • Lorena Izaguirre (UCLouvain)
  • Anna Simola (UCLouvain)
  • Hassan Boussetta (ULiège)
  • Elsa Mescoli (ULiège)
  • Jean-Michel Lafleur (ULiège)
  • Sophie Andreetta (ULiège)
  • Chadia Arab (CNRS & UA)
  • Nadia Fadil (KUL)
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Une sociologie en quête de conjonction(s). Explorer la diversité des formes d’engagement et de collectifs

Journée d’étude

Avec et autour des travaux de Jean-Louis Genard

Date et lieu 

Le mercredi 4 février 2026

au Pôle de formation en langues – L5 ⅙
Campus du Centre-ville – Zone Outremeuse
Rue de Pitteurs, 18 4020 Liège

En présence de

  • Laurent Thévenot (EHESS)
  • Rachel Brahy (U-Liège)
  • Laura Centemeri (EHESS-CNRS)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (FNRS-ULB)
  • Gildas Renou (U-Lorraine, Institut IRENEE)
  • Jean-Marc Larouche (UQAM)

Programme détaillé

Accueil-café à 9h

Début des interventions à 9h15

  • Laurent Thévenot (EHESS) : En résonance, en présence – quelle conception d’un engagement et de sa mise en commun ?
  • Rachel Brahy (U-Liège) : L’engagement en présence : apports du théâtre aux théories sociologiques de l’action et aux épistémologies du vivant
  • Laura Centemeri (EHESS-CNRS) : Le mouvement de l’improvisation libre au prisme de la sociologie des engagements : la communauté esthétique comme amalgame

13h-14h : Lunch

  • Nathalie Zaccaï-Reyners (FNRS-ULB) : L’expérience esthétique comme laboratoire des mondes communs ? La maison Gertrude et autres interventions artistiques dans les milieux du soin
  • Gildas Renou (U-Lorraine, Institut IRENEE) : Ambivalences dans l’autonomie. J.-L. Genard et le chantier anthropologique de la sociologie
  • Jean-Marc Larouche (UQAM) : Conclusions

Fin de la journée 16h30

Comité scientifique organisateur

  • Rachel Brahy (ULiège)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (FNRS-ULB)

Renseignements et inscriptions

Rachel.Brahy@uliege.be

Références

Brahy R. (2014). L’engagement en présence : l’atelier de théâtre-action comme support à une participation sociale et politique ? Lien social et Politiques, (71), 31–49.
https://doi.org/10.7202/1024737ar

Canonne C. (2016), « Du Concept d’improvisation à La Pratique de l’improvisation Libre », International Review of the Aesthetics and Sociology of Music, vol. 47, no. 1, 2016, pp. 17–43.
http://www.jstor.org/stable/43869452

Genard J.-L. (2017), « La consistance des êtres collectifs. Contribuer avec Peirce à une sociologie de l’engagement », SociologieS [En ligne],
https://doi.org/10.4000/sociologies.6545

Genard J.-L. (2011) « Investiguer le pluralisme de l’agir », SociologieS [En ligne], Grands résumés
https://doi.org/10.4000/sociologies.3574

Genard J.-L. (2024), L’Humain en jeu. De la sociologie de l’anthropologie à l’anthropologie de la sociologie (édité et introduit par Jean-Marc Larouche), Québec, Presses de l’Université Laval.
https://www.pulaval.com/livres/l-humain-en-jeu-de-la-sociologie-de-l-anthropologie-a-l-anthropologie-de-la-sociologie

Saladin M. (2014), Esthétique de l’improvisation Libre. Expérimentation Musicale et Politique. Dijon: Les Presses du réel.

Thévenot L. (2011), « Grand résumé de L’Action au pluriel. Sociologie des régimes d’engagement, Paris, Éditions La Découverte, 2006 », SociologieS [En ligne], Grands résumés
https://doi.org/10.4000/sociologies.3572

Breviglieri, M. et Thévenot, L. (2023), « Le vivant en forme humaine et ses débordements. Retour sur les notions d’autonomie et de capacité », SociologieS [En ligne]
https://doi.org/10.4000/sociologies.22031

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La mise en œuvre des politiques publiques en Belgique

Annulé Journée doctorale, le 13 février 2026, à l’Institut de Recherche Santé et Société (Woluwe-Saint-Lambert)

Argumentaire

Depuis près d’un siècle, les sciences sociales et politiques n’ont cessé d’approfondir la compréhension des politiques publiques, de leur mise à l’agenda (Garraud, 1990) à leur évaluation (Jacob, 2019), en passant par les processus décisionnels et, bien sûr, leur mise en œuvre (Hill & Hupe, 2014). Des approches transversales (Palier & Surel, 2005) ont élargi les perspectives d’analyse en déplaçant le regard au-delà des seuls textes juridiques pour mettre en lumière la diversité des acteurs, des instruments, des relations de pouvoir, des normes, des symboles et des interprétations qui façonnent l’action publique (Musselin, 2006).

Ces renouvellements théoriques ont permis de porter une attention accrue à l’étape de la mise en œuvre, en tant que moment central — et non secondaire — du cycle des politiques publiques. Ils ont notamment soulevé des enjeux cruciaux en matière de performance, de légitimité, de conformité, mais aussi de pouvoir et de conflictualité (Sager et al., 2024). À des degrés divers, toutes les approches des processus de politique publique s’attachent à comprendre les éventuels écarts entre les décisions prises et les politiques effectivement mises en œuvre (Weible, 2023). Or, cette mise en œuvre est façonnée par une multiplicité de facteurs : institutionnels, organisationnels, sociaux, professionnels, mais aussi individuels.

Cette journée d’étude propose de porter une attention spécifique à la mise en œuvre des politiques publiques en contexte belge. À travers une diversité de secteurs — justice, santé, environnement, éducation, emploi, entre autres — elle vise à interroger les instruments et pratiques d’action publique (Lascoumes & Le Galès, 2004) qui influencent les modalités concrètes de cette mise en œuvre. Elle s’intéressera également aux rôles, ressources et marges de manœuvre des agents de première ligne (street-level bureaucrats : Lipsky, 2010), qu’il s’agisse d’assistants sociaux, de policiers, d’enseignants ou de contrôleurs fiscaux.

Par ailleurs, les rapports de pouvoir entre acteurs politiques, administratifs et issus de la société civile méritent d’être analysés, notamment pour comprendre comment ils influencent — facilitent ou entravent — la mise en œuvre des politiques. Enfin, un questionnement transversal portera sur les spécificités du contexte belge : en quoi des facteurs tels que le fédéralisme, la politisation, l’européanisation ou encore certaines caractéristiques de la culture politique nationale, parmi d’autres, permettent-ils de saisir des dynamiques propres à la Belgique dans ce champ ?

Les communications attendues pourront mobiliser une diversité de cadres théoriques, d’approches méthodologiques (qualitatives, quantitatives, comparatives, ethnographiques…) et de terrains, pour peu qu’elles contribuent à enrichir l’analyse de la mise en œuvre des politiques publiques en Belgique.

Où et quand ?

Cette journée d’étude se tiendra le vendredi 13 février 2026 dans les locaux de l’Institut de Recherche Santé et Société (Bâtiment « École de Santé Publique » – Clos Chapelle-aux-champs, 30 à 1200 Woluwe-Saint-Lambert).

Propositions de communication

Les propositions de communication d’une longueur maximale de 400 mots sont à transmettre pour le 1er octobre 2025 à : valentin.heraut@student.uclouvain.be. Les communications devront lui parvenir pour le 23 janvier 2026. Vous pouvez également lui adresser toute question ou demande de clarification complémentaire

La journée est organisée sous l’égide de l’École Doctorale Thématique en Sciences Sociales et du Groupe de Travail « Action publique » de l’Association Belge francophone de Science Politique.

Comité d’organisation

  • Benjamin Delgoffe
  • Marie Gerrienne
  • Valentin Héraut
  • Inès Lequeux
  • Anthony Ricotta
  • Elia Vionne

Avec le soutien des professeur.e.s : Christophe Dubois, Stéphane Moyson, Nathalie Schiffino-Leclercq, Frédéric Schoenaers et Sophie Thunus.

Références

Garraud, P. (1990). Politiques nationales: élaboration de l’agenda. L’Année sociologique (1940/1948-)40, 17-41.

Hill, M. J. & Hupe, P. L. (2014). Implementing public policy: an introduction to the study of operational governance (Third edition). SAGE.

Jacob, S (2019). Évaluation. Dictionnaire des politiques publiques 5e édition. Presses de Sciences Po, pp. 248-255. https://doi.org/10.3917/scpo.bouss.2019.01.0248.

Lascoumes, P. & Le Galès, P. (2004). Gouverner par les instruments. Presses de Sciences Po.

Lipsky, M. (2010). Street-level bureaucracy: Dilemmas of the individual in public service. Russell Sage Foundation.

Musselin, C. (2005). Sociologie de l’action organisée et analyse des politiques publiques: deux approches pour un même objet?. Revue française de science politique55(2005/1), 51-71.

Palier, B., & Surel, Y. (2005). Les «trois I» et l’analyse de l’État en action. Revue française de science politique, 55(1), 7-32.

Sager, F., Mavrot, C., & Keiser, L.R. (2024). Handbook of public policy implementation. Edward Elgar Publishing.

Weible, C. M. (Ed.). (2023). Theories of the policy process (5th ed.). Routledge.

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Analyses intersectionnelles dans la recherche en sciences sociales, enjeux épistémologiques et méthodologiques

Objectifs du séminaire

L’intersectionnalité s’affirme comme un enjeu de plus en plus visible dans le champ de la recherche, mais les débats sont souvent restreints à des grandes questions épistémiques. L’enjeu du séminaire est de se familiariser aux concepts des approches intersectionnelles au travers une série de lectures théoriques, mais aussi de « descendre » au niveau des pratiques et des enjeux de méthode dans les recherches en sciences sociales et humaines.

Parmi les grands axes envisagés, nous proposons des réflexions autour de :

  • L’élaboration de dispositifs méthodologiques prenant en compte les enjeux d’articulation des rapports sociaux (genre, race, classe, sexualité, handicap, âge, etc.).
  • Les effets de la positionnalité du/de la chercheur·euse dans la conduite de l’enquête.
  • La construction de procédés de recherche qui réduisent les asymétries de pouvoir avec les enquêté·es dans un horizon de justice épistémique (démarche collaborative, co-analyse, etc.).
  • L’analyse critique des catégorisations utilisées en recherche, en interrogeant leur légitimité et leurs effets potentiels d’essentialisation, d’invisibilisation ou de reproduction des discriminations.

Dispositif pédagogique

Le séminaire propose de constituer un espace de réflexion collective autour des enjeux liés à l’intersectionnalité dans les recherches en sciences sociales et humaines. Chaque séance sera consacrée en priorité à l’un des axes mentionnés ci-dessus, au travers de la discussion d’un ou plusieurs articles de référence, suivie d’une mise en dialogue avec les problématiques de recherche des participant·es. Il est aussi envisagé que des chercheur·euses soient invité·es à intervenir pour partager leur expérience de recherche en la matière.

Il est attendu des participant·es : (1) de lire le ou les textes proposés en amont des séances, (2) de venir avec des questionnements méthodologiques liés à leur projet de thèse ou de recherche, ou avec des extraits de leurs matériaux de recherche, pour ancrer l’analyse et alimenter les discussions.

Pour valider la participation au séminaire dans le cadre de la formation doctorale, la présence à l’ensemble des séances est requise.

Afin d’assurer un cadre propice à la discussion, le nombre d’inscriptions est limité à 25 participant·es.

Dates et horaires

  • Jeudi 6 novembre 2025, 14h-18h
  • Jeudi 19 février 2026, 14h-18h
  • Jeudi 7 mai 2026, 14h-18h

Lieu

La première séance du séminaire (6/11) aura lieu à l’UCLouvain (Local LECL93, bâtiment Leclercq, UCLouvain). La localisation des séances suivantes sera fixée en fonction des inscriptions effectives, afin de privilégier la facilité d’accès pour les participant·es.

Équipe d’organisation

Inscriptions

Pour s’inscrire au séminaire, vous pouvez écrire à l’un·e des organisateurices.

Les places étant limitées à 25, nous donnerons priorité aux personnes qui s’engagent à participer à l’intégralité des trois séances, et à l’ordre d’arrivée des inscriptions.

Ce séminaire est complet. Il ne prend plus de nouvelles inscriptions.

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Découvrir la recherche qualitative par la pratique

Ce séminaire est organisé conjointement par l’école doctorale thématique en sciences sociales et l’école doctorale thématique en sciences de gestion.

La description complète et les modalités d’inscription apparaissent sur le site de l’école doctorale en sciences de gestion.

Date limite pour manifester son intérêt : le 26 septembre 2025

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Formation à la gestion FAIR des données qualitatives

Le 8 avril 2025 de 9h30 à 16h00 à l’ULiège, bâtiment B8, PhD House (accès)

Organisée dans le cadre du réseau FWB de Data Ambassadors, cette formation consistera en une introduction générale aux concepts de gestion FAIR des données de recherche, avec un focus particulier sur comment ces principes se traduisent dans le cas de données qualitatives. Les principes FAIR constituent un standard de plus en plus utilisé par le monde de la publication et de l’édition scientifique, ainsi que par les organismes belges et européens de financement de la recherche. Leurs enjeux particuliers liés à la planification, au stockage, à la documentation et à l’analyse qualitative de données seront discutés et illustrés par des exemples, ainsi que les outils numériques disponibles à cette fin.

Bien que cet évènement soit taillé pour les utilisateurs de données qualitatives, il n’est pas réservé aux chercheurs de sciences humaines et sociales.

Organisation, animation et intervention

  • Jonathan Dedonder, logisticien de recherche à l’Institut d’analyse du changement dans l’histoire et les sociétés contemporaines (IACS) de l’UCLouvain
  • Ferdinand Teuber, logisticien de recherche à l’Institut de sciences politiques Louvain-Europe (ISPOLE) de l’UCLouvain
  • Christophe Lejeune, Professeur Associé à l’ULiège
  • Judith Biernaux, Research Data Officer à l’ULiège
  • Joëlle Desterbecq, Research Data Officer à l’UCLouvain

Personne de contact

Judith Biernaux, Research Data Officer à l’ULiège

Inscription (avant le 2/4)

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Gendering Ethnographic Dissonances: working with gendered identities in the field

International Conference & Doctoral School

7 & 8 March 2025, Louvain-la-Neuve (Belgium)

Appel en français ci-dessous

This Workshop on ‘Gendering Ethnographic Dissonance: working with gendered identities in the field’ will take place on 7-8 March at UCLouvain, Belgium. It will provide a space for exchange between young and senior researchers interested in questioning ethnographic engagement in anthropology from a gender perspective.

Ethnographic methods are based on a reflexive process of engagement with the field. They are based on the premise that researchers must conform/adapt to (or at least work with) local social norms, including gender norms. However, when it comes to gender, this epistemological necessity can lead to social and moral dissonance between the researcher’s own identity and values that structure their positionalities, and their position as a scholar trained to examine biases and prejudices to produce scientific knowledge.

In the wake of decolonial endeavors and the #MeToo movement, reflecting on the situated identities of researchers has become critical to ethical knowledge production. Identity work in the field requires researchers to negotiate gendered assignments and roles that emerge in interaction with the changing social environment of research. These gendered identities intersect with other aspects of positionality (class, race, ethnicity, age, religion, parenthood, etc.), personality, and the intersubjective process that develops through social interactions. However, the ‘frontstage’ that researchers present may be at odds with their own values and create uncomfortable and/or violent situations. This not only affects the authenticity and sincerity of the exchange between researchers and their interlocutors, and then the processes of data collection, analysis and knowledge production, but also implies certain types of risks in the field: risks related to the processes of revealing or hiding one’s identity, risks of emotional and physical abuse, sexual harassment, homophobia, transphobia, etc. As a collaborative learning process, this workshop will address positionalities, bodies, vulnerabilities and emotions in research processes, questioning fieldwork experiences, anthropology as a discipline, and academia as a workplace marked by frictions and power relations.

Crossing various backgrounds and positionalities, this workshop will explore questions such as: How do scholars actively endorse, resist or contest assigned gender identities? How do they use/perform gender norms to craft a public persona and how does this influence relations in the field? How do they manage backstage and frontstage gendered identities? How do they negotiate the ambivalent requirements of embracing alterity and gaining social respectability? How do they engage in processes of revealing or silencing (when possible) their own identities? What does this mean in terms of risk-taking in the field?

This workshop will include a keynote of Jennifer Cole (University of Chicago), followed by a rountable and a doctoral school, in conjunction with cultural events organized to mark Women’s Day. If you are interested in discussing these issues and participating in the doctoral school, please consider submitting an abstract (500 words) of your communication by 5 January 2025.

When : Friday 7 March & Saturday 8 March 2025

Where : UCLouvain, Louvain-la-Neuve, Belgium

Organizers

  • Deridder Marie (UCLouvain, Belgium)
  • Ménard Anaïs (KU Leuven, Belgium)
  • Dragani Amalia (EHESS, France)

If you have questions about this workshop or the application process, please contact:
marie.deridder@uclouvain.be, nais.menard@gmail.com, amalia.dragani@ehess.fr

Dissonances ethnographiques : travailler avec des identités genrées sur le terrain

Conférence internationale et école doctorale

7 & 8 mars 2025, Louvain-la-Neuve (Belgique)

La démarche ethnographique s’ancre dans un processus réflexif, tout en considérant que les chercheur·ses doivent se conformer ou s’adapter aux normes sociales locales (ou au moins travailler avec elles), y compris les normes de genre. Cependant, en matière de genre, cette nécessité épistémologique peut conduire à une dissonance sociale et morale entre les identités et valeurs propres aux chercheur·ses qui structurent leurs positionnalités respectives, et leurs positionnements d’ethnographe sur le terrain visant à produire des connaissances scientifiques.

Dans le sillage des mouvements décoloniaux et #MeToo, la réflexion sur les identités et la production de savoirs situés par les chercheur·ses est devenue essentielle à la production de connaissances éthiques. Le travail de terrain implique des chercheur·ses une négociation des assignations et des rôles genrés émergeant de l’interaction avec l’environnement social changeant de la recherche. Ces identités genrées intersectent avec différents aspects des positionnalités des chercheur·ses (classe, race, ethnicité, âge, religion, parentalité, etc.), avec leur personnalité et le processus intersubjectif qui se développe dans la relation de terrain. Cependant, ces identités négociées peuvent être en contradiction avec les valeurs des chercheur·ses et créer des situations inconfortables et/ou violentes. Cela affecte non seulement l’authenticité et la sincérité des échanges entre les chercheur·ses et leurs interlocuteur·ices, les processus de collecte de données, d’analyse et de production de connaissances, mais cela implique aussi certains risques sur le terrain : risques liés aux processus de révélation ou de dissimulation des identités de genre, risques d’abus émotionnels et physiques, harcèlement sexuel, homophobie, transphobie, etc. En tant que processus d’apprentissage collaboratif, nous explorerons les positionnalités, les corps, les vulnérabilités et les émotions dans les processus de recherche, en questionnant les expériences de terrain, l’anthropologie et le monde universitaire en tant que lieu de travail marqué par des frictions et des rapports de pouvoir.

Mobilisant des contextes, des expériences et des positionnalités variés, cet atelier explorera des questions telles que : Comment est-ce que les chercheur·ses soutiennent activement, résistent ou contestent les identités de genre qui leur sont assignées ? Comment est-ce que sont utilisées les normes de genre du terrain pour créer une identité publique socialement acceptée sur le terrain et comment est-ce que cela influence les relations sur le terrain ? Comment est-ce que se vivent ces identités genrées multiples ? Comment est-ce que se négocient les exigences ambivalentes de l’acceptation de l’altérité et de la respectabilité sociale sur le terrain ? Comment est-ce que les chercheur·ses s’engagent dans des processus de révélation ou d’ensilencement (lorsque c’est possible) de leurs identités ? Qu’est-ce que cela signifie en termes de prise de risques sur le terrain ?

Cet évènement accueillera une conférence donnée par Jennifer Cole (Université de Chicago), une table ronde et une école doctorale. Si vous souhaitez discuter de ces questions et participer à l’école doctorale, envoyez-nous un résumé (500 mots) de votre communication pour le 5 janvier 2025.

Quand : vendredi 7 mars et samedi 8 mars 2025

: UCLouvain, Louvain-la-Neuve, Belgique

Organisatrices

  • Deridder Marie (UCLouvain, Belgique)
  • Ménard Anaïs (KU Leuven, Belgique)
  • Dragani Amalia (EHESS, France)

Si vous avez des questions sur cet atelier ou sur le processus d’inscription, veuillez contacter :
marie.deridder@uclouvain.be, nais.menard@gmail.com, amalia.dragani@ehess.fr

Publié dans 2024-2025 | Commentaires fermés sur Gendering Ethnographic Dissonances: working with gendered identities in the field

Discutons Qualitatif

Cette journée d’étude se propose d’initier la réflexion sur l’utilisation des approches qualitatives dans diverses disciplines et de favoriser les échanges entre analystes débutant•e•s et confirmé•e•s. Plus spécifiquement, elle offre l’occasion à plusieurs doctorant•e•s de présenter l’état d’avancement de leurs travaux, d’expliciter leur cheminement méthodologique et de bénéficier du regard posé par des expert•e•s. La richesse des discussions et le partage d’expérience offriront à tou•te•s les participant•e•s de parfaire leur approche méthodologique et de surmonter les difficultés qu’elles•ils pourraient rencontrer tout au long de leurs recherches.

Tou•te•s les intervenant•e•s de cette journée ont suivi le séminaire doctoral Découvrir la recherche qualitative.

Lieu et date : Liège, le jeudi 28 novembre 2024 (save the date)

Argumentaire, programme et inscription

Comité d’organisation

  • Laetitia Pozniak (UMons)
  • Christophe Lejeune (ULiège)
Publié dans 2024-2025, Méthodologies | Commentaires fermés sur Discutons Qualitatif

Découvrir la recherche qualitative par la pratique

Ce séminaire est organisé conjointement par l’école doctorale thématique en sciences sociales et l’école doctorale thématique en sciences de gestion.

La description complète et les modalités d’inscription apparaissent sur le site de l’école doctorale en sciences de gestion.

Date limite pour manifester son intérêt : le 26 septembre 2024

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Anthropologie politique des rapports de genre

Les 8 et 9 février 2024, le Laboratoire d’Anthropologie Prospective (UCLouvain) organise un Colloque international intitulé « Anthropologie politique des rapports de genre », à Louvain-La-Neuve, Belgique.

Dans chacun des axes, les discussions se dérouleront en deux temps : un échange approfondi entre trois keynotes suivi d’une session “école doctorale”. Organisée sous forme de workshop, cette session permettra aux doctorant·e·s de partager leurs recherches en lien avec l’axe thématique dans lequel iels s’inscrivent et d’échanger avec les invité·es et autres chercheur·euse.

Argumentaire

Les rapports de genre font partie des thématiques clés en anthropologie, en raison d’une différenciation parfois forte entre les hommes et les femmes dans les sociétés étudiées et à travers les enjeux de l’alliance et de la filiation. Pour autant, dans la majorité des ethnographies classiques, les conditions spécifiques des femmes ont largement été invisibilisées. Analysé notamment par Nicole-Claude Mathieu (2013), ce déséquilibre dans l’histoire de la discipline est composé de « flottements théoriques » concernant les vécus féminins et de leur implication dans le champ socio-politique. Plus encore, dans un double mouvement de minimisation à la fois de ces vécus et du travail des anthropologues femmes, le regard historiquement androcentré (Mathieu, 2013) et eurocentré (McClaurin, 2001) de l’anthropologie a créé de véritables angles morts.

Dans le sillage de ces réflexions et à partir de travaux ethnographiques variés, le colloque international « Anthropologie politique des rapports de genre » entend faire état de recherches contemporaines traitant des questions liées au genre et qui s’inscrivent notamment dans les théories et épistémologies féministes. Il sera organisé autour de trois axes :

  1. Anthropologie féministe et décoloniale du capitalisme
  2. Anthropologie féministe des corps et par les corps
  3. Anthropologie des luttes féministes, queers et « anti-genre »

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Programme complet

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Comité d’organisation

Bénédicte Fontaine, Héloïse Gonnissen, Eléonore Haddioui, Elise Huysmans, Yailin Laffita van den Hove d’Ertsenryck, Julia Laureau, Jacinthe Mazzocchetti (membres du Laboratoire d’anthropologie prospective – LAAP – UCLouvain)

Comité scientifique

  • Jacinthe Mazzocchetti (UCLouvain)
  • David Paternotte (ULB)
  • Yailin Laffita van den Hove d’Ertsenryck (UCLouvain)
  • Julia Laureau (UCLouvain)
  • Éléonore Haddioui (UCLouvain)
  • Héloïse Gonnissen (UCLouvain)
  • Elise Huysmans (UCLouvain)
  • Bénédicte Fontaine (UCLouvain)
Publié dans 2023-2024 | Commentaires fermés sur Anthropologie politique des rapports de genre